la porte ouverte -72-
Je cherchais dans les livres et j’ai lu « les lettres de Pierre » qui sont magnifiques.
Je disais sans cesse à mon beau-père « va vers la lumière », je ne savais vraiment pas quoi faire d’autre, je n’avais jamais vraiment fait de spiritisme et de toute façon, il me semblait que ce n’était pas la bonne solution.
Cette histoire m’a finalement convaincu que les fantômes n’existent pas, ce ne sont que des défunts qui ont besoins d’être guidé. Le temps ne compte plus pour eux et ils cherchent des gens qui pourraient les aider. Toute ma belle-famille étant non croyante, je crois que je devais être la seule qui puisse faire quelque chose pour lui. Je sais qu’il va bien maintenant et qu’il continue sa route ailleurs.
Mais les histoires de hantises, même si j’en ai connu, me semblent concerner que ceux qui ont vraiment besoin d’aide parce qu’ils n’ont rien appris dans le domaine spirituel dans cette vie. Si vous avez à faire face à ce genre de problème et que vous ne vous en sentez pas le courage, demander simplement à ce qu’on vous laisse tranquille. Je n’écris pas cela en pensant tout connaître mais je me fie à ma propre expérience. J’ai remarqué aussi qu’aucun membre de ma famille, sauf mon grand-père François ne m’a demandé de l’aide, mais il y a suffisamment de gens qui prient de mon coté pour qu’ils puissent se passer de moi, et c’est tant mieux !
Cela dura plusieurs mois. Ma grand-mère « partit» aussi à cette époque mais n’eut pas besoin de moi. J’allais chez mes parents, me sentant de plus en plus mal, amaigrie. Je me souviens avoir accompagné mon père en ville, une église était ouverte. J’y suis entrée seule. Et là j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, seule au fond de l’église
Pendant la nuit il s’est passé quelque chose de merveilleux pour moi. Je me suis réveillée, il y avait une « présence » sans forme qui me parlait, j’écoutais, puis la présence me montra un livre ou il y avait un petit passage qui avait été rajouté pour moi (mon livre de vie ?).
Ensuite il y eut ce « baiser » -amour intérieur et extérieur- ou tout le corps réagit de bonheur, moment merveilleux qui n’appartient pas à ce monde !
Et je me suis rendormie, le lendemain je ne me souvenais plus de ce qui avait été dit, pourtant c’était clair dans mon rêve, mais je n’avais rien oublié d’autre.
Mon beau-père a trouvé le repos maintenant, c’est à dire une autre la vie, et ne m’a plus fait signe de détresse, tant mieux, c’est qu’il va bien ! ! !
1986
Ma fille cadettee avait été un bébé très difficile à élever. Elle pleurait sans cesse, refusait les biberons et n’acceptait que le lait de sa mère. De plus, elle était déjà très tonique et en bonne santé contrairement à moi qui fondait à vue d’œil. Je n’en pouvais plus et elle ne m’épargnait rien….Elle voulait toujours être dans mes bras, et je ne pouvais rien faire d’autre que de m’occuper d’elle.
Quand je dus reprendre le travail, ma cousine Béatrice me fut d’un grand secours. Elle venait le matin et passait la journée chez moi pour s’occuper du bébé. Curieusement, le bébé, qui avec moi en était encore à dix biberons par jour à trois mois, se régularisa d’un coup avec ma cousine. Mais pour dormir c’était encore toute une histoire. J’avais pourtant appris par cœur les bouquins de Laurence Pernault qui affirmait qu’un bébé dormait dix heures par jour, ma petite fille était loin du